Si la pensée est créatrice, pourquoi ne le serait-elle pas à 100% ? Peut-elle l’être quand ça nous arrange et ne pas l’être quand ça ne nous arrange pas ? Et qui crée ce qui nous dérange ? Les autres ? Dieu ? Et qu’est-ce qu’est Dieu pour vous? Votre conception repose-t-elle sur une conviction personnelle profonde ou sur un concept inculqué dès l’enfance que vous n’osez pas remettre en cause ?
Si vous ne croyez ni en Dieu ni à la pensée créatrice, quelles sont les forces qui, pour vous, régissent le monde ?
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Lors de ma formation de Rebirth, il a été posé comme point de départ l’idée que la pensée était créatrice à 100% (pensées conscientes + pensées inconscientes) et que chaque homme était responsable de ce qui lui arrivait. Au début cela m’a plu car ce concept me donnait des outils concrets pour changer ma vie. Je me suis donc littéralement jetée dessus. Mais au bout d’un certain temps, j’ai paniqué : j’étais tellement négative à cette époque que je ne voyais plus comment m’en sortir. Et en plus, je me culpabilisais : « regardes comme tu es nulle ! Tu sais parfaitement que ta pensée est créatrice et tu continues à broyer du noir ! ». Je m’enfonçais dans une impasse où ce qui pouvait me donner de la force, en fin de compte, m’affaiblissait. Il est, bien entendu, arrivé un moment où je n’ai plus eu envie de cela et où j’ai trouvé de bonnes raisons pour ne plus adhérer à cette croyance : « Je vis quand même au sein d’un univers, entourée d’autres personnes. J’en ai marre de me prendre pour le centre du monde ! »
J’avais pourtant, grâce au Rebirth, pris l’habitude de ne plus rejeter la faute sur l’autre et de me remettre en question à chaque fois que je n’étais pas satisfaite de ce que je vivais. Et c’était une bonne chose. En effet, lorsque nous accusons l’autre, la société, les parents… d’être responsables de ce qui nous arrive, nous nous plaçons par-là en situation d’impuissance. Rien ne peut changer à moins d’un miracle ou d’une transformation de l’autre (et comme l’autre pense, en général, la même chose, on n’est pas sorti de l’auberge !!!!)
Peu à peu, j’ai compris que tout était une question de regard. Il est possible de trouver un sens positif à tout ce que l’on vit. L’événement le plus négatif à priori peut se révéler à long terme extrêmement porteur. S’il est nécessaire de prendre en compte la souffrance qu’il génère - sinon elle prend pernicieusement de la puissance et ressort au pire moment - il est toujours possible, passé un temps, de le regarder d’un œil différent et d’en tirer les enseignements positifs : le décès ou la séparation d’un être cher, par exemple, nous apprend le détachement, nous donne conscience de l’inutilité de certaines petites souffrances. Ils peuvent nous pousser à nous autoriser à réaliser nos rêves… parce que la vie est courte et que s’embarrasser de certaines considérations apparaît soudain stupide.
Un ami m’a un jour montré sa maison en me racontant que jamais il n’aurait pu la transformer « à son image » si celle-ci n’avait pas auparavant brûlé à la suite à un court-circuit. Pour ma part, le chauffe-eau de ma cuisine a un jour explosé. Je venais d’avoir une discussion très désagréable avec un ami et mon premier réflexe a été de crier au ras-le-bol et de broyer du noir. Mais, repensant à l’histoire de la maison, j’ai décidé de regarder tous les côtés positifs de mes « déconvenues ». Aussitôt, j’ai senti que quelque chose se passait au niveau énergétique. Tout s’allégeait. Le lendemain, lorsque j’ai appelé mon propriétaire pour lui signaler mes ennuis, il m’a proposé très gentiment de m’envoyer rapidement quelqu’un pour voir ce qu’il convenait de faire. Non seulement je me suis retrouvée avec un chauffe-eau plus pratique car de contenance supérieure mais en plus, une grande partie de ma cuisine a été refaite! Le tout sans que cela me coûte quoique ce soit. Une chance me direz-vous ? Certes. Mais surtout une grande leçon spirituelle pour m’apprendre à être positive. Je ne suis pas sûre du tout que j’aurais reçu autant de cadeaux si j’étais restée dans ma révolte. Naturellement, quelques temps après, l’ami avec lequel je m’étais disputée m’a rappelée pour s’excuser, nous avons longuement discuté de ce qui s’était passé et nous nous sommes réconciliés.
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Depuis cette aventure, à chaque fois que je suis triste, je me dis : il y a quelque chose de mieux derrière. Qu’ai-je à apprendre de cette situation pour grandir spirituellement? Et là, je rejoins le concept de pensée créatrice : notre futur dépend du regard que nous portons sur notre présent. Plus nous sommes positifs face à ce qui nous arrive, plus nous nous donnons la possibilité d’être bien. Et plus nous nous donnons la possibilité d’être bien, plus nous avons de chance de réussir. C’est logique ! En nous demandant en quoi nous avons généré cette situation (ce qui est quelquefois utile, voir indispensable), nous pouvons sombrer dans le regret, la culpabilité, alors qu’en acceptant la situation comme un cadeau nous nous offrons la possibilité d’être heureux.
Aujourd’hui, j’ai tendance à penser qu’il ne faut pas prendre la pensée créatrice comme un instrument égotique qui nous permettrait d’obtenir tout ce que nous souhaitons, de jouer au magicien tout puissant ou qui nous pousserait à nous culpabiliser, mais comme un concept nous poussant à adopter un mode de pensée plus écologique. Je m’explique :
Tout est vibration. Selon la nature de nos pensées nous nous mettons dans une vibration qui va attirer comme un aimant ce qui lui correspond et qui va avoir un impact sur notre environnement (au sens large du terme c’est à dire nos proches, l’atmosphère…). Améliorer la qualité de nos pensées nous met donc sur une fréquence différente qui engendre d’autres vécus…. Pour cela, il m’apparaît nécessaire d’avoir conscience, d’une part de notre reliance à ce qui nous entoure et, d’autre part, de notre liberté aux yeux de Dieu ( cf : « Le regard de Dieu »).
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Quelquefois, changer de regard ne suffit pas. Il est nécessaire de mettre fin à une situation pour pouvoir en poser une autre. Et ce n’est pas toujours chose facile. Nous pouvons nous trouver milles excuses très valables (du moins à nos yeux !) pour ne pas bouger. Cependant, comme spirituellement parlant, nos résistances ne sont pas justes, notre vie se détériore.
Avant d’en arriver à des extrêmes - j’ai connu des gens qui ont dû frôler la mort pour enfin s’autoriser à s’écouter et à respecter leurs besoins - il est préférable de se poser les bonnes questions : Qu’est-ce qui nous empêche de changer ? Quelles peurs ? Quelles croyances ? Eventuellement, quelles expériences passées ? Et si ces croyances et ces peurs étaient fausses ? Et s’il était temps de lâcher le passé ?
En Europe, nous trouvons évident de manger avec couteau et fourchette. Nous disputons nos enfants lorsqu’ils mangent avec leurs doigts alors que dans certaines civilisations cela est coutumier. Il y a cent ans, divorcer était honteux. Aujourd’hui c’est chose courante. Je ne fais pas là l’apologie du divorce car dans certains cas, une bonne remise en cause serait préférable à une rupture, mais condamner quelque chose en bloc me semble ridicule. Pour certaines personnes vouloir sauver leur couple à tout prix relève du suicide pur et simple car cela freine leur évolution et les empêche de véritablement être elles-même. |
Pour d’autre, vouloir divorcer ressemble fortement à une fuite. Chaque cas, chaque personne est différente. Rien n’est vraiment généralisable.
Mes exemples sont gros, je le sais. Mais ils sont là pour vous pousser à réfléchir et à comprendre que, contrairement à ce que nous pouvons penser parfois, il n’y a pas de bien et pas de mal. Il y a ce qui nous convient à un moment donné et ce qui ne nous convient pas. Tout le reste est jugement de valeur. Nous avons souvent tendance à nous poser des limites qui, lorsque nous réfléchissons honnêtement, n’ont pas lieu d’être. Même lorsque nous nous interdisons de faire ce que nous désirons sous prétexte de ne pas faire de mal à autrui, de prendre soin de l’autre, ce qui, a priori semble noble, nous nous mentons souvent. Bien entendu, je ne parle pas ici des actes « maladifs » tels que le meurtre, le vol, le viol…. Non, je parle du quotidien. Qui sommes-nous pour décider de ce qui est bien pour l’autre ? Et même si, dans un premier temps nous faisons du mal à l’autre, qui nous dit que cette expérience ne lui sera pas salutaire? Tout dépendra de son attitude et de la manière dont nous lui aurons présenté les choses.
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Je terminerai en disant que lorsque malgré tous nos efforts pour changer de regard ou pour transformer une situation celle-ci persiste, c’est que nous avons encore quelque chose à en apprendre, quelque chose d’essentiel pour notre évolution. J’introduirai ici plusieurs notions importantes :
- Un problème découle rarement d’une seule cause. Si vous avez déjà travaillé sur vous, sans doute vous est-il déjà arrivé de vous dire : « ça y est, j’ai trouvé, voilà pourquoi je fonctionne comme ça. Je vais changer et ma situation va s’arranger »… et d’être déçu parce que rien ne bougeait. Un peu plus tard, vous découvrez une autre cause, une autre solution à apporter … Si vous ne voyez pas de transformation suite à un travail, ce n’est pas parce que le travail n’a pas été efficace. C’est parce que le changement s’effectue lorsque tout ce qui a généré le problème a été résolu. Une résolution ouvre la porte à une autre qui n’aurait pu se produire sans cela.
- Une même cause peut générer plusieurs problèmes Certaines personnes peuvent se sentir découragées parce qu’elles se heurtent à tant de problèmes qu’elles pensent avoir un énorme travail à accomplir. Ce n’est pas forcément le cas. Un jour j’ai pris conscience qu’enfant en regardant la télévision, je m’étais dit que pour recevoir de l’amour il fallait avoir des problèmes. Alors j’ai commencé à en avoir. Le temps a passé, j’ai oublié ma « décision » de petite fille. Quand la vie a commencé à être trop difficile, j’ai cherché des solutions et me suis longtemps demandée pourquoi je me heurtais à tant de difficultés. Jusqu’à un soir où, grâce à un film, la mémoire m’est revenue. Une seule petite décision avait entraîné de gros tracas !
- Il est souvent nécessaire de revenir plusieurs fois sur une même cause pour pouvoir l’éradiquer.
- Comme nous faisons partie d’un tout, il y a des moments plus propices pour faire les choses. N’avez-vous jamais remarqué qu’à certains moments vos amis ou votre entourage vivaient la même chose que vous ? Comme si des énergies « descendaient » pour donner une impulsion à notre vie ! Les événements prennent une tournure différente pour chacun selon ce qui est à apprendre, mais au départ nous vivons des choses similaires. Les astrologues expliqueront certainement cela en parlant des planètes et je pense qu’ils ont en partie raison. Nous sommes tous reliés à tout. Et dans une certaine mesure, nous dépendons de notre environnement. Nous sommes responsables de notre évolution, de la façon dont nous vivons les événements, mais nous ne sommes pas tout puissants. Plus nous nous « épurons » plus nos pensées ont d’impact sur notre entourage et même sur l’univers et moins nous en sommes dépendants, mais, à moins peut-être d’avoir atteint l’état de boddhéité, nous restons tributaires de notre condition humaine.
- En tant que membre d’une famille, nous véhiculons avec nous des problématiques familiales (problèmes transgénérationnels) qu’il est nécessaire de traiter si nous voulons arriver à nous transformer.
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Exercices :
Souvenez-vous des événements qui vous ont déplu. Avec le recul, pouvez-vous leur trouver un sens positif ? Essayez de changer votre regard sur eux et regardez ce que cela vous fait.
Entraînez-vous à changer votre regard sur de petites choses. Voyez les résultats obtenus. Cela vous encouragera à aller plus loin. Et surtout, autorisez-vous à ne pas forcément y arriver tout de suite. Le chemin de la transformation est un chemin de vie. De la même façon qu’une graine a besoin de temps pour donner un arbre, chaque homme évolue à son rythme. Vouloir aller trop vite peut faire plus de mal que de bien.
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